Un des objectifs de ces journées est de croiser des regards, des méthodes et des expériences de terrain qui ont recours à l'image comme outil de connaissance des paysages (dans leur dimension matérielle et sociale), comme vecteur de négociations entre acteurs des territoires et comme média de reconnaissance de produits issus de pratiques variées.
La photographie, par exemple, est tout à la fois une image fidèle, datée d'une réalité matérielle et l'expression de regards multiples sur les lieux et les territoires ayant à voir avec l'identité, le patrimoine, l'attachement et donc d'une certaine manière à ce que l'on pourrait considérer comme l'adhésion à un paysage. Qu'elle soit ancienne ou récente, scientifique, professionnelle ou bien ordinaire, la photographie est, dans une certaine mesure et toute à la fois, révélatrice du changement paysager, d'une demande sociale latente et l'expression anticipatrice de projets de valorisation de paysage. En effet, l'image contribue également à parler et faire parler du paysage, dans le sens d'une meilleure compréhension des représentations des acteurs territoriaux, ou de l'engagement à un processus de médiation paysagère, nécessaire à la réalisation d'un projet de territoire.
De même, elle est au centre de réflexions en matière de recherche scientifique, sur la pertinence et la validité des regards, sur la représentativité de l'image dans le corps social ou bien encore sur le passage du “réel au reconstitué”, c'est-à-dire de la construction de modèles paysagers (bloc-diagramme, MNT, publicité au sens large, image de communication,…) utilisés dans une démarche d'aide à la définition de projets d'aménagement et de développement.
Enfin, l'image devient également un outil privilégié pour la promotion ou la valorisation de l'économie des territoires, elle sert de support au marketing territorial et à la reconnaissance des produits de terroir.